mardi 3 juin 2008

lundi 19 mai 2008

La tranchée de trop...

"Lumbago aigu" a dit le médecin. Je rumine dans mon coin. En attaquant la dernière tranchée, je me suis cassé le dos. Douleur du matin sur un mauvais mouvement. On ne veut pas arrêté. On continue toute la journée à travailler comme un âne, à bomber le roc à la baramine. Et au bout du compte, une semaine d'arrêt plié comme un vieux. Je ronge mon frein d'avoir péché par stupidité. Heureusement, encore une fois, la solidarité s'est mise en oeuvre. Le mari d'une de mes collègue de travail est venu me finir la tranchée à la pelle mécanique. Très efficace. Quatre heures plus tard, tout était prêt pour recevoir cette fameuse gaine bleue. Enfin presque car il y a une magnifique veine de roc de 8 mètres de long  qui vient perpendiculaire à la tranchée et qu'il faudra briser pour mettre le tuyau d'eau à -70 cm sous terre. Finalement sur le dernier post, je me suis trompé "il y a aussi du roc dans le bas du terrain!" Comme quoi, il n'y a pas de répit pour les braves ;-)

dimanche 18 mai 2008

Petit à petit, l'oiseau fait son nid.

C'est l'époque. Le nid se monte. Les derniers panneaux d'ossature ont été assemblés. La jonction charpente entre la maison et l'annexe a été mise en place. Les poteaux bois en lamellé-collé (diamètre 8) viennent supporter la casquette avant et la couverture de la terrasse nord. Esthétiquement, ça finit vraiment les toitures et ça donne de la légèreté à l'ensemble. Même nos voisins commencent à nous dire que "finalement, elle n'est pas si mal cette maison". Nous, on la trouve "tip-top"! Ça colle vraiment a ce que l'on imaginait. 

Le chantier est actuellement à l'arrêt. Le fournisseur en bac acier de notre couvreur a eu un problème mécanique. Ce qui nous met de deux semaines dans le vent. L'expérience de l'archi nous sert. Il avait réservé dans l'échéancier de réalisation des espaces tampons; ce qui permet d'encaisser les petits aléas de planning sans changer nos plans. Par contre, on n'est pas à la fête au niveau météorologique. Il pleut des tonnes d'eau (et c'est un normand qui vous le dit!) plombant notre timing VRD. On ne peut pas reprofiler le terrain. Il me reste encore la tranchée d'eau de 35 mètres à faire. Je vais m'y atteler. La corvée sera passée et consolation, je ne devrais pas avoir de roc dans cette partie basse du terrain... 
Un merci tout particulier à la SDEI (syndicat des eaux de ma commune) qui aurait pu faire un repiquage sur la conduite de 32mm qui alimente mon voisin. Ils ont à la place préféré me faire creuser cette tranchée pour que j'aille me brancher sur la canalisation principale à l'autre bout du terrain. Pour info, un repiquage sur une cana de 32mm, c'est techniquement possible (ça se faisait couramment avant) mais ce n'est plus marqué dans le manuel. Et "quand c'est pas marqué, on va pas faire un effort". J'en aurais une autre à vous raconter sur le branchement électrique qui n'est pas mal non plus dans le genre "foireux de service" mais il faut en garder un peu pour la suite...

mardi 13 mai 2008

Haîe ou ne pas être...

Le paradoxe est intéressant: on rêve de liberté et pourtant on attache une attention toute particulière à clôturer son terrain. Se sentir chez soi passe par une matérialisation du lieu ou l'on vit. On a besoin de délimiter son espace par des repères. Est-ce notre côté primitif? Avons nous besoin d'un territoire pour exister?
Mon voisin, ami et agriculteur est arrivé avec deux tracteurs et la masse hydraulique vers 10h00. Charles Ingals tapant à la masse sur ces piquets en bois, c'est fini! Le mythe du fermier musclé est démonté par la mécanisation. A 11h30, on avait planté les piquets, à 12h00, tendu les 65 mètres de grillage. 12h00: pause déjeuner. Reprise 14h00. 17h30 tout était plié et sans une goutte de sueur. Pourtant, il faisait chaud. On s'est même payé le luxe de fabriquer une barrière provisoire. Ici, ils disent :"si quelqu'un a inventé des machines, c'est pour s'en servir et quitte à s'en servir, il faut préférer celles où l'on peut s'asseoir dessus" J'adore le bon sens paysans!