mercredi 20 février 2008

C'est parti!!!

La terre était promise. On l'a conquise avant tout le monde. Aujourd'hui le maçon nous emboîte le pas et met ses premiers coups de pioche. C'est enfin parti! Il aura fallu attendre 13 mois, se mettre les neurones à l'envers, donner des coups de gueules, faire des concessions et un putsch. Mais nous y sommes!
Les cordeaux sont tirés, Les chaises empilées et les marquages laissent une empreinte fluorescente des idées défendues. La toile de l'homme-maçon est tissée. A lui de réaliser les bases solides d'un bout de notre vie...

vendredi 15 février 2008

On ne vous a pas tout dit...

Nouvelle façade avec la modification du garage en habitation.

Des m2 habitables en plus pour le même prix!!! On s'était fixé des axes prioritaires dont la rationalisation des coûts. Or on n'arrivait pas à traduire. Personne ne comprenait ou ne voulait comprendre. Il y a eu un premier épisode où au retour des premiers appels d'offres, et aux vues des abus d'artisans, on a pris les choses un peu en main.

Dans un premier temps, j'ai commencé à estimer le coût véritable lot par lot, ligne par ligne. Et là, on est tombé des nues. Pour ne citer qu'un exemple un mètre linéaire de gaine TPC (technique pour câble) m'était facturée 6€ HT sur devis alors que je pouvais l'avoir au prix public à 1€ TTC , la fosse 4500€HT contre 450€ TTC (vous avez bien lu!!!)... On a commencé à se réserver le lot VRD à l'étonnement et peut-être au désarroi de notre archi. Eh oui quand 10% d'un lot de 24 000€ partent en fumée sans le voir venir, ça laisse un peu sans voix. Des clients qui prennent la pelle et la pioche, il n'avait pas dû en voir souvent!

Puis il y a eu le coup du maçon qui mettait le garage au rang d'un local de luxe. Presque aussi onéreux que la maison. Paradoxalement, le charpentier sortait moins cher que notre estimatif au m². Le garage s'est vu alors promu au rang d'habitation. Il sera traité comme l'habitation sur plots avec une dalle en bois. Le devis maçonnerie est passé de 20 000€ à 7000€. Pour finir, on a affiné les lots comme la plomberie et décider d'acheter nous-même la baignoire, les vasques, la douche, de les poser et faire d'autres petites bricoles (carrelage ...) 

Finalement avec le prix que nous avait annoncé l'archi pour construire simplement la maison sans terrasse et sans garage, on va faire monter aujourd'hui une maison de 132m², une annexe de 25m² en clos couvert et 104 m² de terrasse dont les deux tiers couverts! C'est un peu la victoire du projet. Montrer aux gens qu'on peut construire des maisons sur mesure avec un coût constructif de 174 000€ . C'est loin d'être prohibitif pour ce genre de construction!

vendredi 1 février 2008

VRD 3ème acte : la fosse septique

150-190-350 ! Ce n’est pas un algorithme. Les non-matheux peuvent se rassurer. C’est simplement la dimension du trou que l’on a percé pour poser un parallélépipède rectangle faisant office de « pot de flore ». Des milliers d’années de civilisation pour en arriver là. Ça laisse perplexe ! 

84 heures et demie (la plus importante) de marteau piqueur, des centaines de millimètres d’eau sur la tête et des douleurs partout pour sortir ces 10 m3 de roche. Mais comme la peine n’est jamais assez grande et que l’anecdote est toujours de circonstance, ça ne pouvait pas être si simple. 

Arrive le jour de la livraison. Le type se pointe avec une fosse…fêlée. Retour à l’envoyeur ! On reprend les mêmes et l’on recommence l’après-midi. Fosse nickel mais livreur septique. C’est de circonstance. Il ne veut pas descendre la fosse. Pour lui, c’est trop risqué. Il nous laisse 1600kg de béton sur le gazon. À ce moment précis, la tonne six, on l’a sur l’estomac. C’est lourd !

La solidarité s ‘enclenche dans le village. Sans rancune des grasses matinées écourtées et des JT de 20 heures rythmés par la mélodie de mon marteau piqueur, un voisin me la placera avec le télescopique d’un ami. Opération périlleuse car l’accès n’était pas facile. À l’heure où je prose, elle est sous terre et nous tenons le planning. 

Pour finir, je voudrais rendre un honneur tout particulièrement à mon père pour cette semaine qui fut sûrement une des plus dures tant au niveau physique que mental. « J’ai de la chance d’avoir un papa comme ça… »

dimanche 6 janvier 2008

Patience et moral d'acier

Après l’épisode du malhonnête, nous avons remonté nos manches. Armé d’un bon compresseur de chantier et du marteau piqueur qui va bien, on a repris chaque tranchée « centimètre par centimètre » (je vous assure que l’expression est à peine imagée) et nous sommes descendus « millimètre par millimètre » Un coup, c’est dur et ça part en poudre, un autre coup c’est dur et la pierre se glace. Les pointeaux cassent, se tordent mais les hommes tiennent. Même l’outil semble avoir les traits tirés quand il nous voit arriver. Mon père affûte pendant que je casse. Chacun son rôle. Cependant ça avance. 51 heures et demie au compteur du « brise-bras » et la moitié de fait.

Cette semaine est consacrée au repos des corps et des esprits. Tout le monde en avait besoin. Mais le moral reste bon et plus dur que le roc que nous cassons. Pour le reste, c’est une question de temps…

dimanche 9 décembre 2007

"Nul n'est censé ignorer la loi"

Semaine bras de fer avec une "tête de lard". Il a essayé de nous intimider en jouant les gros bras mais c'était mal nous connaître. Le travail n'était pas fini et le bonhomme nous demandait 1000€ de plus que le devis initial sans finir le chantier. Après avoir entendu quelques qualificatifs gratifiants , on ne s'est pas laissé faire. On a fait monter la pression. L'article 1134 du code civil nous a servit.
"Un contrat a la valeur d'une loi. S'il a été signé un contrat synallagmatique (à deux), il ne peut être annulé, cassé ou modifié unilatéralement (par une des deux personnes). c'est à dire qu'il faut que chaque partie respecte ses obligations et ses devoirs, inscrits dans le contrat et que si une des parties ne le fait pas, elle peut être assignée en justice."
Et comme par magie, l'excité s'est calmé aussi sec. Il a accepté nos conditions. On lui a payé le travail rééllement effectué (voie d'accès au chantier) et le reste, "il y a pensé et il a oublié". Cette expérience n'aura fait que renforcer nos convictions: avoir un moral d'acier, ne rien lâcher et ne jamais céder, surtout quand on est dans son droit.

Un merci tout particulier à Cécé pour l'illustration.

dimanche 2 décembre 2007

VRD 2ème acte: "la guerre des tranchées"

Semaine galère à faire comprendre à un terrassier qu'il a été engagé pour "faire des trous, des gros trous et encore des gros trous" Me croyant inculte en la matière, il a terriblement été déçu de comprendre que je ne lâcherais pas le morceau. Très poétiquement, il m'a confié que "je lui cassais les couilles". Ça tombe bien, quelqu'un aura au moins cassé quelque chose cette semaine! Comme le rocher est un peu dur et surtout qu'il faut un peu travailler pour gagner de l'argent (argument qu'aujourd'hui, certaines personnes ont dû mal à intégrer), ce roi de la prose m'a dit qu'avec une bonne couche de terre (60 cm!) sur mes réseaux, il n'y paraîtrait plus. Seulement, si j'avais voulu faire ressembler mon bout de Causse aux courbes de l'Aubrac, j'aurais appelé un paysagiste et non un terrassier. Vendredi soir, les pelles n'étaient plus là et le bonhomme m'expliqua au téléphone (bien entendu) que le chantier pour lui était fini. On ne doit pas avoir la même notion des finitions ou peut-être n'avons nous pas le même système métrique. Ce Monsieur a cru que "je lui c..."; il n'a aucune idée de ce que cette expression peut vouloir dire si je m'y emploie. L'ultimatum est lancé. Il ne lui reste qu'une semaine pour boucler ce chantier. Après quoi, on prendra les dispositions pour finir nous même ces tranchées et le remercier sans indemnité! A suivre...